Route des Dragonnades
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Route des Dragonnades

Châtaigneraie
Patrimoine agricole
Patrimoine historique et religieux
Sommet et points de vue
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Le chemin royal dit « Route des Dragonnades » a été construit au temps de Louis XIV pour mieux«contrôler» la population Protestante des Boutières..


Les 14 patrimoines à découvrir
Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "PRIVAS / 1629 - Siège de Privas par Louis XIII"

À la fin des guerres de religion (1562-1589), Privas est une ville entièrement huguenote, prospère et commerçante de plus en plus autonome vis-à-vis du pouvoir royal. Mais le mariage en secondes noces de Paule de Chambaud, baronne de la cité, avec l’héritier d’une riche famille catholique déplait fortement à la population et la ville connait une nouvelle période perturbée entre 1619 et 1629. Elle fait écho aux campagnes militaires contre les protestants menées par Louis XIII en Languedoc. Pour faire un exemple, le roi décide d’anéantir Privas et assistera en personne au siège de la ville en mai 1629 accompagné de son premier ministre Richelieu.

Si la reddition des soldats est acceptée par l’armée royale, les Privadois sont quant à eux massacrés. Les protestants sont chassés de la ville, mais demeurent nombreux dans les hameaux alentour. Certains se réfugient dans les grottes de la Jaubernie, aménagées durant les guerres de religion. Munie d’un système défensif, leur architecture mêle des caractères domestiques et fortifiés. Présentant des traces d’habitat très ancien, elles sont aujourd’hui inaccessibles. En revanche, l’itinéraire balisé qui mène à la carrière de meules qui la surplombe offre un panorama splendide sur Privas et ses environs.

Le siège de mai 1629 dure 13 jours et les dernières défenses de la ville tombent au Petit-Tournon. Devenue « ville du Roy », Privas accueille à partir de la fin du XVIIe siècle les garnisons de Dragons. Le pont de Bourdely au Petit-Tournon, est un des 15 ouvrages d’art créés ou consolidés entre 1691 et 1692 dans le cadre du chantier de la route des Dragonnades. Ils ouvrent la route vers le Nord et les Boutières.

Un parcours historique dans la ville propose une découverte documentée en 25 panneaux réunissant de nombreux travaux d’historiens, d’archéologues, d’archivistes et d’érudits locaux. Des visites guidées sont proposées en lien avec l’Office du Tourisme de Privas.

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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "CORDON BLANC / 1685 - Révocation de l’édit de Nantes"

C’est dans un système basé sur la solidarité, le partage et l’échange que la Réforme s’implante dès le XVIe siècle dans le Vivarais. À la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV et après plus de 20 ans de persécutions, les protestants sont contraints à abjurer leur foi. Près de 3000 Vivarois s’exilent vers les pays du refuge (Angleterre, Allemagne, Suisse).
Ici, le regard porte au loin, vers le plateau du Vercors et le massif des Écrins séparés des Boutières par la vallée du Rhône. Ce grand paysage, dégagé et ouvert, est visible depuis les plateaux et les serres qui succèdent aux vallées encaissées creusées par les cours d’eau. Ici les coulées de lave basaltique du volcan de Chirouze (-8 -6 millions d’années) recouvrent un socle granitique beaucoup plus ancien (300 000 millions d’années).
Les pratiques agricoles se sont adaptées à la ressource et aux conditions du milieu parfois rudes. L’élevage utilise les terrains plats des plateaux et les pâturages des serres. Les versants sont aménagés en terrasses, cultivées en jardin maraicher et culture céréalière à proximité des villages. Les pentes des coteaux moins accessibles sont occupées par la vigne et les vergers d’arbres fruitiers et de châtaigniers.
Aujourd’hui l’élevage est majoritaire mais souvent associé à d’autres activités de production et de transformation de fruit ou de châtaigne. Le maintien de cette activité permet de conserver des milieux moins fermés qu’ailleurs malgré une déprise agricole certaine. Ces paysages restent attractifs pour une population résidentielle.
La richesse et la diversité géologique des Monts d’Ardèche ont permis l’obtention du Label Géopark de l’UNESCO. Des randonnées thématiques et « RDV géologiques » sont organisés par le PNR des Monts d’Ardèche.
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Zone sensible

Natura 2000 Vallée de l'Eyrieux et ses affluents

Natura 2000 est une politique Européenne de préservation de la biodiversité qui s'inscrit dans l'accompagnement du développement socio-économique et culturel du territoire concerné. Avec ses presque 30 000 sites reconnus au niveau européen, il est aujourd'hui le plus grand réseau de sites naturels au monde.
Le site que vous traversez est marqué par la présence d'une importante diversité, que ce soit dans les paysages, dans la géologie ou encore au travers des espèces de la faune ou de la flore qui y vivent. Ceci est lié à un territoire très diversifié : rivières, zones humides, forêts, milieux prairiaux, pelouses sèches, landes ou encore milieux alluviaux le compose; mais aussi à la diversité de l'exposition, des climats et de l'altitude (de 89 m d'altitude à plus de 1 300 m). Parmi les espèce emblématiques présentent sur ce site on peut évoquer le Sonneur à ventre jaune, La Loutre d'Europe, Le Lézard ocellé, l’Écrevisse à pattes blanches, le Ciste de Pouzolz, La Pie Grièche grise, La Drosera, Le Pic noir, etc.
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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "ST ETIENNE DE SERRE - CRAUX / 1690-1760 - Période du désert"

La période dite du désert (1690-1760) est ainsi nommée par les protestants en référence à la période d’errance des Hébreux en quête de terre promise. Elle se caractérise par des prêches de nuit et en plein air, faute de temple encore debout. Les lieux d’assemblée sont isolés et le plus souvent situés sur un point culminant pour voir arriver le danger. Le sommet du Serre de Lès, accueillera environ 4000 personnes pour la première assemblée qui se tiendra en plein jour en 1744. Le peuple protestant ose alors sortir provisoirement de la clandestinité après 60 ans d’une résistance cachée.

En 1726, le premier synode national du Désert a lieu à Craux, pourtant placé sur le tracé de la route des Dragonnades. Les textes adoptés recommandant la prudence et la discrétion amorcent la réorganisation des Églises protestantes de France. C’est au lendemain de cette rencontre secrète, lors d’une assemblée en plein air, que Pierre Durand sera consacré pasteur.

Le hameau de Craux est le berceau de la famille d’Anne Rouvier, femme de Pierre Durand exilée en Suisse avec sa fille à la mort de son mari. Les descendants du notaire Jacques Rouvier, son père, resteront à Craux jusqu’à la fin du XXe siècle.

Au temple du Fival, construit en 1842 comme symbole de la liberté retrouvée, vous trouverez une exposition documentée sur la Route des Dragonnades réalisée par l’association Patrimoine Huguenot d’Ardèche. Des manifestations culturelles ainsi que des randonnées accompagnées vers le Serre de Lès et d’autres lieux de mémoire sont également proposées. Une exposition sur l’histoire de la Route est visible au hameau du Fival (à Saint-Etienne-de-Serre).

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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "ST PIERREVILLE - PONT DE MOYÈRE / 1860 - Âge d’or de la châtaigne"

Dès le XIIIe siècle, le châtaignier colonise les pentes des Boutières cultivées en terrasses. Bien adapté au climat et à la géographie ardéchoise, « l’arbre à pain », comme il est surnommé, est une ressource essentielle pour la paysannerie. Nourriture providentielle durant les périodes de famine, la châtaigne sert également de monnaie d’échange. Au XVIIe siècle, les marrons glacés apparaissent sur la table des princes, notamment à la cour de Louis XIV.

En 1860, la culture de la châtaigne connait son âge d’or avec 40 000 ha cultivés en Ardèche. Mais l’exode rural et les maladies du châtaignier, l’encre à la fin du XIXème siècle puis le chancre en 1956 en Ardèche, voit la surface de production diminuer jusqu’en 1960 où elle ne représente plus que 6000 ha. La mobilisation des castanéiculteurs au XXe siècle permettra l’amélioration des techniques agricoles et de commercialisation, la lutte contre les parasites et la rénovation de la châtaigneraie ardéchoise. Dans les années 2010, le Cynips, insecte originaire de Chine, qui voit sa larve se développer dans le bourgeon du châtaignier, a fortement impacté la production en châtaignes d’Ardèche. La mise en place de systèmes de lutte biologique, par l’introduction d’un prédateur de la larve, a permis de réduire ces pertes voire d’éradiquer ce fléau.

L’implication des castanéïculteurs ardéchois pour valoriser une production locale et de qualité est à l’origine de la mise en place du PNR des monts d’Ardèche et de l’obtention de l’Appellation d’Origine Protégée « châtaigne d’Ardèche » au niveau européen.

La production de fruits frais pour alimenter les industries de marrons glacés évolue aujourd’hui vers d’autres débouchés comme la farine ou la confiture. La transformation et la vente directe par le producteur récoltant se développent en association à l’élevage ovin extensif qui profite des pâturages sur les serres.

Visitez la Maison du Châtaignier à St-Pierreville pour découvrir exposition, visites guidées et des animations sur la culture traditionnelle de la châtaigne.

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Flore

Châtaignier

Depuis plus de 5 siècles, le châtaignier retient la terre et la vie sur les pentes des Boutières. Au début du XVIIIème, greffages et sélections amènent le pays à découvrir sa châtaigne locale : la comballe. Cette châtaigne est originaire de la ferme des Combeaux sur Saint-Pierreville. Elle fournit alors la base de l'alimentation des Hommes et des bêtes. La châtaigne d'Ardèche est une AOC (appellation d'origine contrôlée) depuis 2006. Elle concerne la châtaigne fraîche et sèche, les brises de châtaignes sèches, la farine, la purée et les châtaignes entières épluchées. Les producteurs cultivent :– la sardonne : par croisement elle a  permis de sélectionner les meilleures variétés actuelles ; – la bouche rouge, produit une amande unique, elle est plus productive et résistante ; – la comballe, qui fut identifiée à la ferme des Combeaux  de Saint-Pierreville et qui jouit d'une grande réputation ; – l'aguyane, nommée pour sa forme pointue, est spécifique à la partie méridionale de l'Ardèche ; – la merle, précoce et rustique,  pousse dans les combes fraîches du Haut-Vivarais. Mais tout l'arbre est utile : des bogues aux feuilles, des branches au tronc. Chaque partie est utilisée, fournissant la litière aux bêtes, la charpente des maisons, les meubles, les outils et accompagnant l'homme tout au long de ses jours, du berceau au cercueil, à tel point que l'on a pu parler de "civilisation du châtaignier".
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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "SAINT-PIERREVILLE / 1709 - Assassinat de Claude De Vocance"

Le seigneur de La Tour, Claude De Vocance, dirige depuis son château de nombreuses expéditions punitives antiprotestantes entre 1685 et 1709. Il sera assassiné par un groupe de Camisards. Les châteaux de Sibleyras et du Pras, également habités aux XVIe et XVIIe siècles ont appartenu à des familles protestantes.

Filatures et moulinages se développent dès la fin du XVIIe siècle en Ardèche. Des familles protestantes développent cette activité. Aux XVIIIe et XIXe siècles, de nombreux moulinages sont construits dans les vallées utilisant la force de l’eau abondante dans le bassin versant de l’Eyrieux. Cette activité participe de la prospérité du pays en employant les femmes et apportant des liquidités dans les ménages.

En passant du stade artisanal au stade industriel, le moulinage connaitra un âge d’or avec jusqu’à sept fabriques à Saint-Pierreville. Grâce à l’amélioration de l’outillage et l’habileté de la main-d’œuvre, la qualité des soies du Vivarais est prisée par les fabricants lyonnais. Les crises du XXe siècle et la concurrence étrangère sont à l’origine de la fermeture de nombreuses fabriques. Toutefois, l’activité textile ne disparait pas totalement du territoire au XXIe siècle. Le moulinage RIOU transforme toujours de la soie à Extramianoux et ARDELAINE, entreprise du patrimoine vivant (D), emploie de nombreux salariés à Saint-Pierreville à la confection de vêtements en laine, matelas et sommiers.

L’implantation des villages de pente des Boutières, leur architecture et leurs matériaux de construction (granit ou grès) témoignent de l’adaptation des communautés villageoises au relief. Cet héritage est aujourd’hui un patrimoine bâti et paysager entretenu qui rend le territoire attractif pour les résidences secondaires mais également pour une population active du fait de la proximité des pôles d’activité du Cheylard et de la vallée du Rhône.

La fabrique du Pont d’Aleyrac propose des expositions d’art contemporain dans un ancien moulinage. Dans une ancienne filature en amont, ARDELAINE propose un espace d’accueil et de découverte (boutique, café-librairie, restauration et musée). Une exposition sur l’histoire de la Route est visible au hameau du Fival (à Saint-Etienne-de-Serre).

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Zone sensible

Natura 2000 Vallée de l'Eyrieux et ses affluents

Natura 2000 est une politique Européenne de préservation de la biodiversité qui s'inscrit dans l'accompagnement du développement socio-économique et culturel du territoire concerné. Avec ses presque 30 000 sites reconnus au niveau européen, il est aujourd'hui le plus grand réseau de sites naturels au monde.
Le site que vous traversez est marqué par la présence d'une importante diversité, que ce soit dans les paysages, dans la géologie ou encore au travers des espèces de la faune ou de la flore qui y vivent. Ceci est lié à un territoire très diversifié : rivières, zones humides, forêts, milieux prairiaux, pelouses sèches, landes ou encore milieux alluviaux le compose; mais aussi à la diversité de l'exposition, des climats et de l'altitude (de 89 m d'altitude à plus de 1 300 m). Parmi les espèce emblématiques présentent sur ce site on peut évoquer le Sonneur à ventre jaune, La Loutre d'Europe, Le Lézard ocellé, l’Écrevisse à pattes blanches, le Ciste de Pouzolz, La Pie Grièche grise, La Drosera, Le Pic noir, etc.
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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "ST CHRISTOL - LE FAU / 1807 - Église-temple de Saint-Christol"

L’église de St-Christol est accordée par Napoléon à la communauté protestante dès 1807 pour remplacer le temple détruit en 1665. C’est la première commune des Boutières à disposer d’un lieu de culte définitif. L’absence de paroisse catholique et la grande majorité de protestants dans la population justifient cette décision du préfet de l’époque.

Il reste peu de témoignage de bâti contemporain de la route des Dragonnades, Le pont du Fau en est un témoin puisqu’il a été bâti dans le cadre de la construction de cette route. Admirez sa courbure qui permettait le passage de canons et autres pièces militaires.

Les ponts, qui remplacent les anciens passages à gué, sont utilisés par les moulinages et les hameaux connaissent une forte croissance au XIXe et début du XXe siècle. Au Fau, la prospérité de la famille Dousson aboutit à la création d’une mini-centrale électrique qui permet d’amener une ampoule dans chaque maison.

La Route des Dragonnades a facilité le développement des échanges commerciaux au XVIIIe siècle, entrainant la création d’auberges et l’installation de maréchaux-ferrants. La circulation des charrettes permet également d’acheminer les denrées des Boutières vers les principaux marchés.

L’exode rural et la réussite industrielle du Cheylard contribuent au départ de la population de ce fond de vallée aux terres pourtant productives. Certains pâturages bien exposés et les nombreux vergers en terrasses aux abords du hameau en témoignent encore. La diversité du patrimoine fruitier ardéchois est aujourd’hui visible dans le verger conservatoire de St-Christol.

L’association Les amis du Talaron propose un carnet de découverte réalisé par ses habitants soucieux de faire connaître la vallée et son identité. Le chemin du Talaron s’appuie sur des itinéraires existants pour relier le Pont de Chervil (et la Dolce Via) à St-Genest-Lachamp.

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Zone sensible

Natura 2000 Vallée de l'Eyrieux et ses affluents

Natura 2000 est une politique Européenne de préservation de la biodiversité qui s'inscrit dans l'accompagnement du développement socio-économique et culturel du territoire concerné. Avec ses presque 30 000 sites reconnus au niveau européen, il est aujourd'hui le plus grand réseau de sites naturels au monde.
Le site que vous traversez est marqué par la présence d'une importante diversité, que ce soit dans les paysages, dans la géologie ou encore au travers des espèces de la faune ou de la flore qui y vivent. Ceci est lié à un territoire très diversifié : rivières, zones humides, forêts, milieux prairiaux, pelouses sèches, landes ou encore milieux alluviaux le compose; mais aussi à la diversité de l'exposition, des climats et de l'altitude (de 89 m d'altitude à plus de 1 300 m). Parmi les espèce emblématiques présentent sur ce site on peut évoquer le Sonneur à ventre jaune, La Loutre d'Europe, Le Lézard ocellé, l’Écrevisse à pattes blanches, le Ciste de Pouzolz, La Pie Grièche grise, La Drosera, Le Pic noir, etc.
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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "SAINT-MICHEL-D’AURANCE / 1691-1692 : Construction de la route"

La Route des Dragonnades est réalisée dans le cadre du programme de construction des grands chemins royaux lancé par l’intendant du Languedoc Basville à la demande de Louis XIV. Pour contenir la résistance protestante en Vivarais, les travaux sont exécutés en seulement 2 ans, de 1691 à 1692, malgré des difficultés techniques nombreuses. Le tracé, voulu le plus court possible, doit aménager de nombreux virages pour adoucir les fortes pentes des Boutières. Et si l’élargissement de chaussées préexistantes constitue la majorité de l’ouvrage, certains tronçons sont créés de toutes pièces.

Planifiés d’après les devis établis par des ingénieurs des chemins royaux, les travaux sont réalisés par des maçons venus d’autres régions, principalement du Limousin. Malfaçons d’origine et actes de vandalisme entraînent pourtant rapidement de nombreuses réparations sur une route finalement assez peu fréquentée. Actes de résistance passive de la population des Boutières et précipitation de la construction peuvent être mis en cause.

Les Boutières sont encore riches de structures villageoises imprégnées de l’histoire protestante dont témoignent les cimetières familiaux placés à l’écart des habitations, les maisons fortes. La maison forte des Charriers a appartenu à la famille Sautel, dont les frères Noé et Jacques furent capitaines huguenots durant les conflits des guerres de religion de 1620-1630. Elle accueillera alors une garnison de soldats protestants. Les restaurations successives qu’elle a connues ne laissent que peu de traces du bâti originel.

Un itinéraire passe par St-Barthélémy-le-Meil pour rejoindre la Dolce Via. Cette ancienne voie de chemin de fer est aménagée pour la circulation douce des marcheurs, cyclistes et cavaliers.

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Patrimoine historique et religieux

Mobilier Dragonnades "LE CHEYLARD / 1563 Édit d’Ambroise : tolérance civile"

Au milieu du XVIe siècle, la majorité des habitants du Cheylard adhèrent aux idées de la réforme (protestantisme). La première guerre de religion qui oppose catholiques et protestants débute en  mars 1562  et se termine par le fragile édit de pacification d’Amboise signé  le 19 mars 1563, qui confirme la liberté de conscience, accorde l'amnistie aux calvinistes, mais restreint l'exercice du culte protestant. La reprise du conflit en 1567 ne se terminera qu’en 1595 (édit de Nantes). Durant cette période, la ville du Cheylard connaît des troubles plusieurs fois, mais le château de la Chèze semble avoir été épargné.  Après une période de paix, le conflit reprend en 1621 (rébellions huguenotes). Plus tard, le 21 avril 1628, après 9 jours de siège la garnison du château du Cheylard capitule, deux jours après la réédition du château de la Chèze tenu alors par Henri de Tersac, seigneur catholique. Après la chute de Privas et la paix d’Alès en 1629, les protestants font acte de soumission au Roi, permettant de faire revenir le calme sur la région du Cheylard. Le château de la Chèze est épargné par les destructions ordonnées par Louis XIII et Richelieu et traversera paisiblement les siècles, modifié et mis au goût du jour suivant les époques et les évolutions jusqu’à sa destruction le 6 juillet 1944 par des troupes Allemandes.  
Après la mission de Saint-François Régis en 1635 dans la région du Cheylard, les protestant sont encore nombreux sous le règne de Louis XIV et sont toujours sujet à la révolte pour défendre leurs droits et la liberté d’exercer leur religion. Cette situation, provoque dès 1683, le séjour dans la ville et ses environs des « dragons du Roy » (soldats qui se déplacent à cheval). Dans le Vivarais (Ardèche), le Cheylard avec Privas est la deuxième ville à accueillir une garnison d’où partent les « Dragonnades », persécutions qui consistent à l’accueil forcé des soldats chez les familles protestantes qui doivent assurer le gîte et le couvert aux soldats. Les pillages et les brutalités sont couramment employées pour obtenir l’abjuration et la conversion au catholicisme.  Après la révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, qui interdit le protestantisme, les persécutions redoublent et provoquent l’exil dans d’autres pays de plusieurs familles.
Dès le moyen-âge, Le Cheylard abrite différentes formes d’artisanat comme la tannerie, la mégisserie, le travail de la laine ou le tissage du coton et du chanvre. À partir du XVIIIe siècle, la ville se développe autour l’industrie textile en lien avec le moulinage de la soie, bien présent dans le bassin versant de l’Eyrieux. Au milieu du XIXe siècle, l’industrie du bijou s’implante d’abord à Saint-Martin-de-Valamas puis au Cheylard.

L’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Boutièrois, aidée par la Commune du Cheylard, a conduit de 1990 à 2017 des chantiers de bénévoles qui ont permis de sauver et de reconstruire le château de la Chèze. Des visites guidées sont proposées par la Commune pendant la saison estivale, ainsi que autres animations (opéra de plein air fin juin, fête médiévale fin juillet…). D’autres sites sont à découvrir dans la région du Cheylard : l’Arche des métiers (CCSTI et patrimoine industriel), le Musée et l’Atelier du bijou, les sentiers d’interprétations de la Dorne et au fil de l’eau, les sites des châteaux de Brion et de Rochebonne, la Dolce Via (voie douce)…
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Patrimoine bâti

Château de la Chèze

Le château de la Chèze date du XIIIe siècle. Il se compose de quatre tours, dont celle située au Nord-Est, qui servit de donjon. Sa partie basse est couverte d'une voûte à croisée d'ogives. Les autres parties du rez-de-chaussée présentent également de belles salles voûtées. Les différentes ouvertures en façade montrent l'évolution architecturale de ce bâtiment dans le temps. Vous verrez encore très bien son rôle défensif et combatif : couleuvrines, bouches à feu, meurtrières, mais aussi la marque des temps moins perturbés (moment de paix entre les guerres de religions) où le décor prend une place plus importante : fenêtre à meneaux... Une fête médiévale a lieu chaque année en juillet, ainsi que des visites du château durant l’été.

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Patrimoine bâti

Vieille ville du Cheylard

Au retour de votre randonée, allez visiter la vieille ville du Cheylard entourée par la boucle que forme la rivière DorneCes vieux quartiers possèdent de belles ruelles à caractère très ancien, avec plusieurs portes cloutées ou de belles façades. Deux tours subsistent de l'ancien château au dessus de la vieille ville, ainsi qu'une demeure bourgeoise construite en 1780, par le marquis du Bourg de Bozas.
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Description

.L’itinéraire, actuellement balisé, se découpe en quatre étapes pour une découverte pédestre : Privas-Col du moulin à vent (8km), Col du moulin à vent-Saint-Pierreville (22km), Saint-Pierreville-Saint-Christol (17km) et enfin Saint-Christol-Le Cheylard (13km). En suivant son tracé historique, le randonneur est invité à revivre l’aventure de sa construction et à découvrir les lieux de mémoire attachés à une période tourmentée, qui a forgé l’identité du pays.

La route des Dragonnades désigne l’ancien chemin royal des Boutières, ouvert au XVIIe siècle dans le cadre de l’ambitieux programme de quadrillage du territoire lancé par Louis XIV pour mater la résistance protestante. De Privas au Cheylard, la route des Dragonnades se parcoure à pied, à VTT, ou encore en auto et à vélo par un itinéraire adapté mis en place par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Départ : Privas
Arrivée : Le Cheylard
Communes traversées : COUX, LE CHEYLARD, LYAS, PRANLES, PRIVAS, SAINT-BARTHÉLEMY-LE-MEIL, SAINT-CHRISTOL, SAINT-ETIENNE-DE-SERRE, SAINT-GENEST-LACHAMP, SAINT-MICHEL-D'AURANCE, SAINT-PIERREVILLE

Zones de sensibilité environnementale

Le long de votre itinéraire, vous allez traverser des zones de sensibilité liées à la présence d’une espèce ou d’un milieu particulier. Dans ces zones, un comportement adapté permet de contribuer à leur préservation. Pour plus d’informations détaillées, des fiches spécifiques sont accessibles pour chaque zone.
Natura 2000 Vallée de l'Eyrieux et ses affluents
Natura 2000 est une politique Européenne de préservation de la biodiversité qui s'inscrit dans l'accompagnement du développement socio-économique et culturel du territoire concerné. Avec ses presque 30 000 sites reconnus au niveau européen, il est aujourd'hui le plus grand réseau de sites naturels au monde.
Le site que vous traversez est marqué par la présence d'une importante diversité, que ce soit dans les paysages, dans la géologie ou encore au travers des espèces de la faune ou de la flore qui y vivent. Ceci est lié à un territoire très diversifié : rivières, zones humides, forêts, milieux prairiaux, pelouses sèches, landes ou encore milieux alluviaux le compose; mais aussi à la diversité de l'exposition, des climats et de l'altitude (de 89 m d'altitude à plus de 1 300 m). Parmi les espèce emblématiques présentent sur ce site on peut évoquer le Sonneur à ventre jaune, La Loutre d'Europe, Le Lézard ocellé, l’Écrevisse à pattes blanches, le Ciste de Pouzolz, La Pie Grièche grise, La Drosera, Le Pic noir, etc.
Domaines d'activités concernés :
Toutes pratiques
Contact :
Guillaume CHEVALIER / Chargé de mission Natura2000 et Espace Naturel Sensible / gchevalier@parc-monts-ardeche.fr- 06 16 70 46 88
Espace Naturel sensible (ENS) Boutières
Les Espaces Naturels Sensibles sont des sites remarquables et représentatifs de la diversité des écosystèmes présents à l'échelle du Département, au regard de leur paysage, de leur géologie et du patrimoine naturel qu'ils renferment. Sur les 16 sites identifiés en Ardèche, le Département s'engage à leur préservation avec pour objectif de concilier une meilleure connaissance et un accueil du public maîtrisé. Le site ENS "Boutières" que vous traversez est marqué par des pentes fortes liées à la présence de 3 rivières La Gluèyres, L'Orsannes et L'Auzène. La diversité géologique, la diversité des expositions, de climat et de paysage induit la présence d'un patrimoine naturel riche et sensible. Parmi les espèce présentent on peut évoquer le Sonneur à ventre jaune, La Loutre d'Europe, Le Lézard ocellé, l’Écrevisse à pattes blanches, La Pie Grièche grise, L'Aigle Royal, La Drosera, Le Pic noir, etc.
 une certaine fragilité nécessitant la mise en œuvre d’actions de préservation et de gestion, tout en étant des lieux de découverte pour le grand public.
Domaines d'activités concernés :
Toutes pratiques
Contact :
Guillaume CHEVALIER / Chargé de mission Natura2000 et Espace Naturel Sensible / gchevalier@parc-monts-ardeche.fr - 06 16 70 46 88

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